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La Sélection - Kiera Cass

30 août 2014

Samedi 30 Août 2014

Auteur : Kiera Cass
Titre : La sélection - La trilogie
Date de parution : France : 12 avril 2012
Collection : Robert Laffont
Genre : Romance - Dystopie



La Sélection, #1 → Juste trois mots : charmant - drôle - entrainant

L’Élite, #2 → Juste trois mots : redondant - énervant - illogique

L’Élue, #3 → Juste trois mots : courageux - ennuyant - décevant


     La trilogie de Kiera Cass regroupe trois tomes qui abordent une dystrophie. L’histoire se déroule en Amérique - nommée maintenant Ilea, du nom du conquérant qui a sauvé autrefois le pays - environ trois cents ans après notre époque actuelle. Le pays est gouverné par un roi et la société est divisée en castes, allant de Un - la caste d’excellence - à Huit, une caste regroupant une population très pauvre et presque réduite à l’esclavage. 
      La Sélection reprend le thème de la télé-réalité. En effet, trente cinq jeunes filles issues de toutes les castes vont être sélectionnées pour accéder au trône, en devenant l’épouse du prince Maxon, futur héritier de la couronne. Elles rivaliseront afin de séduire ce jeune prince, qui vient tout juste d’atteindre sa majorité. 
     Et c’est dans ce contexte que nous rencontrons l’héroïne de cette trilogie, America Singer. Issue de la caste Cinq, America est une artiste. Elle n’a aucune intention de participer à la Sélection, mais elle est poussée par sa famille et par son petit-ami secret à se présenter. Contre toute attente, elle est retenue parmi les trente cinq prétendantes et elle emménage donc au château. 
     Au départ, je pensais que le tome 1 raconterait la sélection et que la suite parlerait des conséquences de ce jeu de télé-réalité. Mais pas du tout! L’auteur a écrit trois tomes sur la sélection, c’est-à-dire que pendant trois tomes, nous voyons le nombre de candidates se réduire, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une. 
     Globalement, je n’ai pas vraiment aimé cette trilogie. L’intrigue est sous-développée alors que les éléments étaient là pour faire de cette dystrophie un très bon roman. Malheureusement, l’auteur nous laisse dans le flou total par rapport à ce qui est arrivé à l’Amérique et même leur mode de fonctionnement demeure très obscur, si l’on met de côté le système des castes. Par exemple, à un moment, America découvre un ordinateur et ne reconnait absolument pas l’objet. J’ai trouvé très désappointant que l’auteur n’explique pas la raison de cette méconnaissance. À part quelques bribes d’histoire concernant les grandes guerres du pays, nous ne savons rien que ce qu’a vécu l’Amérique au cours des siècles. La lutte entre les Rénégats du Nord ou du Sud et le gouvernement en place est laissé de côté et est à peine abordé alors qu'elle constitue pourtant une part centrale de l'intrigue. 
     Ensuite, que dire du personnage principal, aka America Singer. Au début, j’étais très déroutée par sa manière de penser mais cela s’explique en partie par son âge puisqu’elle est très jeune au moment de la Sélection. Elle doit avoir dix-sept ans je crois. La première chose qu’on apprend d’elle est qu’elle est une jeune fille gouvernée par ses émotions. Elle se laisse facilement aller à la colère et sa rencontre avec le prince Maxon en est la preuve. Elle est tiraillée entre son amour pour Aspen - son meilleur ami qu’elle voyait en secret puisqu’il faisait partie de la caste Six, une caste inférieure à la sienne - et les sentiments qu’elle éprouve pour Maxon. Mais au final, ce triangle amoureux tourne en rond et sur ce point là, l’héroïne m’a énormément déçue. Elle demeure assez insipide à mes yeux. Elle ne sait jamais ce qu’elle veut. Elle n’a aucun principe de loyauté puisqu’elle passe des bras de Maxon à ceux d’Aspen sans qu’il y ait la moindre gène pour elle. Non, non, non!!! C’est fou, elle est jalouse parce que le prince passe du temps avec les autres concurrentes, mais elle n’a aucun scrupule à se tourner vers Aspen lorsqu’elle s’ennuie!! Elle ne dit jamais clairement ce qu’elle veut et elle m’a semblé assez lâche de par son manque d’assurance alors qu’elle semble être décrite comme une personne très courageuse. 
     D’ailleurs, dans l’ensemble, j’ai trouvé l’ensemble des personnages assez fades, alors qu’à travers trois tomes, l’auteur aurait largement eu le temps d’approfondir davantage ses personnages. Le prince Maxon par exemple m’a paru très immature et assez simple d’esprit à certains moments. Certes, la trilogie se veut légère et il s’agit clairement ici d’une romance de jeunesse. Mais l’auteur aurait pu aller beaucoup plus loin et je ressors de cette lecture avec un sentiment de frustration…
    Par contre, si l'on s'arrête à la simple histoire de télé-réalité avec la concurrence entre les jeunes filles, on passe en effet un bon moment. L'histoire est racontée de manière légère, ce qui permet une lecture sans prise de tête. Malgré tout, de nombreux stéréotypes se dressent au fil des pages, et les filles se révèlent être des portraits très caricaturaux de la société moderne.


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