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La mort de l'ange - Linda Howard

9 mai 2014

Vendredi 9 mai 2014

Titre : Death angel
Auteur : Linda Howard
Date de sortie : 2008 (vo), 2010 (vf)
Nbre de pages : 360 pages
Autres livres du même auteur : Le secret du lac, Mister perfect

Synopsis : Installée par son amant dans une bonbonnière à Manhattan, Drea occupe son temps entre virées shopping et téléachat. Jusqu'au jour où il la cède, pour quelques heures et paiement en nature, à un tueur à gages. Humiliée, elle décide de se venger et lui dérobe deux millions de dollars. S'ensuit une course- poursuite effrénée qui se solde par un accident de voiture. Des anges lui apparaissent et lui donnent une seconde chance, mais on n'échappe pas à son passé...

Mon avis : Se préparer à lire du Linda Howard, c'est savoir qu'on va passer un excellent moment. C'est ce que je me dis à chaque fois et pour l'instant, aucun de ses livres n'a dérogé à cette règle. Toutefois, ce roman est particulier. Il m'a bouleversée mais j'aurais du mal à expliquer en détail ce qui entraîné cela. Je vais toutefois essayer. 
   Comme indiqué dans le synopsis, notre héroïne est une jeune femme très intelligente qui a vite compris que pour avoir tout ce qu'elle désirait et ne plus être dans le besoin, il fallait qu'elle se lie à un homme puissant qui pourrait assurer ses envies. Elle se fait alors passer pour une bimbo idiote aux yeux de tous, ce qui lui permet de vivre aux crochets d'un dangereux mafieux. Malheureusement pour elle, le roman commence lorsque son homme décide de l'utiliser en tant que paiement : il la prête pour quelques heures à un tueur à gages. C'en est trop pour elle, et après cette humiliation, elle décide de se venger et le quitte en lui volant son argent. Toutefois, celui-ci n'est pas homme à se laisser bafouer par une femme. Il décide donc de la supprimer en engageant le même tueur à gages, Simon.  
   S'ensuit alors une course poursuite durant laquelle Drea, notre héroïne, va mourir. Enfin, tout cela est relatif puisqu'arrivée au "Paradis", des anges décident pour différents motifs de renvoyer Drea sur terre. 
   On pourrait distinguer deux parties dans ce roman, suivant ce qu'il se passe avant et après l'accident. C'est aussi intéressant d'étudier l'évolution de chacun des personnages. Linda Howard prend son temps pour leur forger une personnalité complexe. Car au final, l'intrigue est assez maigre, surtout dans la deuxième partie du roman, mais les sensations sont si bien décrites que l'on reste captivé jusqu'à la toute fin. L'enchaînement des évènements implique une grande concentration et une fine observation de la part de Drea et la voir réfléchir aux possibilités qui s'offrent à elle est vraiment très prenant. 
   Ce qu'il y a d'étonnant dans ce roman, ce sont les personnages. Linda Howard a su les décrire en restant assez réaliste. Ils deviennent à la fois simples mais très complexes. Prenons Simon. C'est un tueur à gages très doué dans son travail. Il n'a aucun scrupule et sa manière d'envisager les sentiments est tout à fait étonnante. Il apparaît comme l'anti-héros par excellence. Il ne vient pas sauver la jeune demoiselle en détresse. Au contraire, il est payé pour la tuer. Mais au final, on s'y attache énormément à ce bel homme. [SPOILER : Et j'ai adoré la scène du tatouage. Simon est un personnage si sombre et quelque peu austère, alors le voir faire de l'humour pour piéger Drea, c'était juste tordant. :)]

Des extraits! :
   « - D’un autre côté, dit Rafael, peut-être est-ce moi que je devrais convaincre. Le sexe ne vaut pas cela et je pourrais aussi m’offrir bien plus avec cent mille dollars. Il retira son bras des épaules de Drea et se leva, tirant sur le pli de son pantalon afin que son ourlet tombe parfaitement sur ses chaussures de cuir. Une fois, avez-vous dit ? J’aurai à faire en ville jusqu’à la fin de l’après-midi. Vous avez cinq heures. C’est plus que suffisant. Il s’arrêta et ajouta d’un ton calme : Ne l’abîmez pas.
   Puis sans un mot, sans un regard vers elle, il traversa la pièce. Quoi ? Drea se releva d’un bond, incapable d’aligner deux pensées cohérentes. » 

   « Où suis-je ? aboya-t-elle, incapable de cacher sa colère.
   Pendant des années, elle avait été obligée de dissimuler ses émotions, et voilà que cinq minutes après sa mort, elle s’énervait déjà. »
  

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