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Un diable en hiver - Lisa Kleypas

29 déc. 2014

Juste trois mots : Provocation, Romance, Épanouissement


Collection : La ronde des saisons, T3
Genre : Romance historique

L’intrigue d’Evangeline suit immédiatement la fin du deuxième tome de la Ronde des Saisons. En effet, le vicomte Sebastian Saint Vincent y apparaissait comme un homme imbu de lui même et sans cœur. Jamais je n’aurais pensé à le mettre en relation avec notre si timide Evangeline. Celle-ci est donc la troisième Laissées-pour-Compte. Elle est haïe par la famille de sa mère qui lui reproche toutes les frasques de sa mère, morte en couches après lui avoir donné naissance. Elle n’a jamais vécu avec son père car celui-ci dirige un établissement de jeu et qu’il n’est pas du tout convenable pour une jeune femme d’y pénétrer. À cause de cette situation familiale, elle a développé un caractère dominé par la timidité et ne cesse de rougir et de bégayer. Pour elle, il est bien plus facile de se dissimuler dans une pièce plutôt que d’affronter les personnes qui l’entourent. 

Quant à Sébastian Saint-Vincent, il est représenté comme un dandy et véritable coureur de jupons. Il est d’une très grande arrogance et semble de premier abord très égoïste. Cependant, cet aspect très négatif de sa personnalité est rehaussé par son physique très avantageux puisqu’il est simplement à couper le souffle. 

Le roman commence donc lorsque Evangeline se rend seule chez Sebastian pour lui proposer un marché : elle lui donnera son héritage - puisqu’il a besoin d’argent - s’il consent à l’épouser dans les plus brefs délais. Cependant, elle s’autorise le droit de vivre loin de lui puisque ce ne sera en aucun cas un mariage d’amour. Bien évidemment, Sebastian va accepter sa proposition de suite. 

Ce que j’ai aimé dans ce tome, c’est le courage d’Evangeline qui réussit, non seulement à se protéger et à défendre ses convictions, mais également à révéler la nature profonde de son mari. Elle est forte malgré sa timidité, têtue malgré sa peur. Et Sébastian… une fois que l’on comprend son passé, on en vient à éprouver une sorte de compassion pour lui. Et puis, il est vraiment trop chou dans son rôle de protecteur vis-à-vis d’Evangeline. Quant à la manière dont il se montre épris au fur et à mesure, moi, j’ai juste succombé!

Bref vous l’aurez compris, un tome plein d’humour avec une Evangeline qui se révèle taquine et têtue et Sebastian qui apparait finalement bien plus humain que ce qu’il prétend. Cela donne lieu à des situations cocasses. 


Extraits à savourer : 

— C'est votre faute si j'en suis réduit à un tel comportement, continua-t-il. Je vous assure, je trouve moi-même consternant que le seul plaisir que je puisse obtenir ces jours-ci soit de vous pourchasser tel un adolescent lutinant une femme de chambre. 
— Pourchassiez-vous les femmes de chambre, quand vous étiez plus jeune ?
— Seigneur Dieu, bien sûr que non ! Comment pouvez-vous me poser une pareille question ? 
Sébastian avait l'air indigné. Juste au moment où Evangeline, ressentant une pointe de culpabilité, s'apprêtait à lui présenter ses excuses, il reprit d'un ton suffisant :
— Ce sont elles qui me pourchassaient. 


— Pour le moment, vous êtes trop novice pour que cela vaille la peine, continua-t-il froidement. 
Peut-être que je vous séduirai plus tard, quand d'autres hommes se seront donné le mal de vous éduquer. 
— J'en doute, répliqua-t-elle d'un ton maussade. Je ne serai jamais assez bourgeoise pour coucher avec mon propre mari. 
Il éclata de rire. 
— Mon Dieu ! Cela doit faire des jours que vous attendez de la placer ! Félicitations, mon enfant. Nous ne sommes pas mariés depuis une semaine et vous apprenez déjà à vous battre.


Je te désire plus que je n'ai jamais désiré quoi que ce soit sur terre murmura Sebastian avant de prendre une inspiration tremblante. Dis-moi ce que je dois faire pour t'avoir. Dis-moi quelles sont tes conditions pour me laisser entrer dans ton lit. [...] Il m'est impossible de vivre avec toi, de te voir chaque jour, et de ne pas te posséder. Je ne peux pas...

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